1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21… Cette suite de nombres magique se cache partout dans la nature : pétales de fleurs, spirales de tournesols, coquilles d'escargot. Partez à sa recherche !
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🧪 Matériel nécessaire
- 🌻 Tournesol ou pomme de pin 1-2 · jardin
- 🌸 Fleurs variées 5-6 · jardin
- 🐚 Coquille d'escargot (ou photo) 1 · jardin
- 📓 Carnet et crayon 1 · papeterie
📋 Étapes de l’expérience
Comprendre la suite
La suite de Fibonacci : chaque nombre est la somme des deux précédents. 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21, 34, 55… Calculez les 15 premiers termes.
💡 Le rapport entre deux termes consécutifs tend vers 1,618… — le nombre d'or (φ) !
Compter les pétales
Comptez les pétales de différentes fleurs : marguerite (souvent 13, 21 ou 34), lys (3), bouton d'or (5), cosmos (8). Ce sont presque toujours des nombres de Fibonacci !
💡 Si le nombre ne tombe pas juste, c'est normal — la nature n'est pas parfaite, mais la tendance est claire.
Trouver les spirales
Sur un tournesol ou une pomme de pin, comptez les spirales dans un sens puis dans l'autre. Vous trouverez deux nombres de Fibonacci consécutifs (ex: 13 et 21, ou 21 et 34) !
💡 Dessinez les spirales avec un feutre sur la pomme de pin pour les compter plus facilement.
🤓 Pourquoi ça marche ?
La suite de Fibonacci apparaît dans la nature car elle est liée à la phyllotaxie — la façon dont les plantes arrangent leurs feuilles et graines. Si chaque nouvelle graine est placée à un angle de 137,5° (l'angle d'or, lié au nombre d'or) par rapport à la précédente, les graines remplissent l'espace de manière optimale sans se chevaucher. Cela maximise l'exposition au soleil pour les feuilles et le nombre de graines pour les fleurs. L'évolution a « découvert » cette solution mathématique optimale !
Concepts scientifiques
📚 Au programme scolaire : CM2 – 2nde
📖 Approfondir : Pourquoi la suite de Fibonacci apparaît-elle partout dans la nature ?
🔭 La science en détail
Le moteur du phénomène est l'angle d'or, environ 137,5°, c'est-à-dire 360° divisé par φ². Au sommet d'une tige, chaque nouvelle ébauche de feuille ou de graine (un primordium) apparaît à l'endroit le moins encombré, repoussée par les précédentes via des gradients d'une hormone, l'auxine. Le résultat géométrique de cette règle locale est une rotation quasi constante de 137,5° entre deux primordia successifs. Or φ est, en un sens précis, le nombre le plus difficile à approcher par des fractions : sa fraction continue ne contient que des 1. Avec un angle lié à φ, les graines ne s'alignent jamais en rayons et remplissent le disque au plus serré.
Les nombres de spirales visibles correspondent aux meilleures approximations rationnelles de φ : 13/8, 21/13, 34/21… d'où deux nombres de Fibonacci consécutifs, et jusqu'à 89 et 144 sur les très grands tournesols. En 1992, les physiciens français Stéphane Douady et Yves Couder ont reproduit ces motifs sans aucune plante : des gouttes de liquide magnétique lâchées à intervalle régulier dans un champ s'organisent spontanément en spirales de Fibonacci. La botanique suit ici une loi de physique.
Pour les ados et les parents curieux 🤓
⚠️ Sécurité
Rien de risqué : lavez-vous simplement les mains après avoir manipulé fleurs et pommes de pin.
Ne cueillez pas dans les espaces protégés et évitez les plantes urticantes ou épineuses lors de la collecte.
🛠️ Ça n’a pas marché ? Les ratés les plus fréquents
🚀 Pour aller plus loin
✨ Dessinez la spirale de Fibonacci avec des carrés emboîtés
✨ Cherchez le nombre d'or dans l'architecture (Parthénon, pyramides)
✨ Mesurez le rapport longueur/largeur de votre main et comparez avec φ
📜 La petite histoire
Léonard de Pise, dit Fibonacci, publie la suite en 1202 dans son Liber abaci, à travers un problème resté célèbre : combien de couples de lapins obtient-on au fil des mois si chaque couple engendre un nouveau couple ? Mais la suite est plus ancienne : les prosodistes indiens, dont Hemachandra vers 1150, l'utilisaient déjà pour dénombrer les rythmes poétiques combinant syllabes courtes et longues. Quant au lien avec les plantes, il a été mesuré précisément dès 1837 par les frères Auguste et Louis Bravais, qui ont identifié l'angle de 137,5° entre feuilles successives.
💡 Bon à savoir : Il est parfois difficile de compter précisément les spirales sur un tournesol ou une pomme de pin sans se perdre. Utiliser un feutre pour marquer chaque écaille ou graine déjà comptée facilite grandement l'observation.
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❓ Questions fréquentes
Comment calculer facilement la suite de Fibonacci ?
Pourquoi les plantes utilisent-elles cette suite mathématique ?
Où trouver la suite de Fibonacci dans la maison ?
Est-ce que toutes les fleurs suivent cette règle ?
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