Un triangle de nombres arrangés selon une règle simple — et des dizaines de secrets mathématiques cachés à l'intérieur ! Construis-le en bonbons et découvre les trésors que Pascal a mis au monde en 1653.
🛍️ Prolongez l’expérience avec nos kits scientifiques !
Activité à faire toute l'année, en famille ou en classe !
🧪 Matériel nécessaire
- 🍬 Bonbons de deux couleurs (M&M's pair/impair) 2 paquets · supermarché
- 📄 Papier quadrillé (ou tableau) 1 grande feuille · papeterie / maison
- ✏️ Stylo ou marqueur 1 · maison
📋 Étapes de l’expérience
Construire le triangle

Placez un bonbon en haut (valeur 1). En dessous, deux bonbons (1, 1). Pour chaque nouvelle ligne : les bords sont toujours 1, et chaque case intérieure = somme des deux cases au-dessus.
💡 Les 10 premières lignes : 1 / 1 1 / 1 2 1 / 1 3 3 1 / 1 4 6 4 1…
Colorier pairs/impairs

Remplacez les nombres pairs par des bonbons rouges et les impairs par des verts. Reculez et observez : le motif ressemble à la fractale de Sierpinski !
💡 Plus vous faites de lignes (32 = superbe), plus la fractale est visible.
Découvrir les secrets

Cherchez dans votre triangle : la suite de Fibonacci (en additionnant les diagonales), les puissances de 2 (total de chaque ligne), les coefficients binomiaux…
💡 La ligne n donne les coefficients du développement de (a+b)^n — utile pour le bac !
🤓 Pourquoi ça marche ?
Le triangle de Pascal (connu en Chine depuis le XIe siècle, formalisé par Pascal en 1653) est l'un des objets mathématiques les plus riches. Sa règle de construction : chaque nombre est la somme des deux nombres au-dessus. Simple en apparence, mais ses propriétés sont infinies : • **Fibonacci** : les sommes de certaines diagonales donnent 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13… • **Puissances de 2** : la somme de chaque ligne est 2⁰, 2¹, 2², 2³… • **Sierpinski** : les nombres impairs forment la fractale de Sierpinski • **Probabilités** : la ligne n donne les probabilités de pile/face après n lancers • **Binôme de Newton** : (a+b)^n utilise la ligne n comme coefficients
Concepts scientifiques
📚 Au programme scolaire : CM2 – Terminale
🔭 La science en détail
Le nombre situé ligne n, position k, est le coefficient binomial C(n,k) : il compte les chemins qui descendent du sommet jusqu'à cette case (à chaque étage, on va à gauche ou à droite), c'est-à-dire le nombre de façons de choisir k objets parmi n. C'est ce qui relie le triangle aux probabilités : sur n lancers de pile ou face, la probabilité d'obtenir exactement k piles vaut C(n,k)/2^n. La ligne 10 vous dit ainsi que 5 piles sur 10 n'arrivent que dans 252 cas sur 1024, environ 25 % — loin du « une fois sur deux » intuitif.
Quand n grandit, le profil de la ligne prend la forme d'une courbe en cloche : c'est le théorème de de Moivre (1733), ancêtre du théorème central limite, que la planche de Galton matérialise avec des billes qui rebondissent sur des clous. Quant au motif de Sierpinski, il découle d'un résultat d'arithmétique (théorème de Lucas, 1878) : C(n,k) est impair exactement quand l'écriture binaire de k est « contenue » dans celle de n. Les puissances de 2 structurent donc la parité du triangle, d'où une figure qui se répète d'échelle en échelle.
Pour les ados et les parents curieux 🤓
⚠️ Sécurité
Si vous le mangez après, méfiez-vous des excès de sucre !
🛠️ Ça n’a pas marché ? Les ratés les plus fréquents
🚀 Pour aller plus loin
✨ Cherchez les multiples de 3, 5, 7 à la place des pairs/impairs — de nouvelles fractales apparaissent
✨ Calculez jusqu'à la ligne 16 et cherchez les puissances de 2 (la somme de chaque ligne)
✨ Construisez un triangle de Pascal géant au sol avec de la craie et de la peinture
📜 La petite histoire
En 1654, le chevalier de Méré, joueur invétéré, soumet à Blaise Pascal un problème de table de jeu : comment partager équitablement les mises d'une partie interrompue ? La correspondance que Pascal engage alors avec Pierre de Fermat pour le résoudre fonde la théorie des probabilités, et Pascal rédige dans la foulée son Traité du triangle arithmétique, publié en 1665, où le triangle sert d'outil de calcul. La figure elle-même est bien plus ancienne : on la trouve chez le mathématicien chinois Jia Xian au XIe siècle et chez le Persan al-Karaji vers l'an 1000.
💡 Bon à savoir : Cette activité demande beaucoup de place et de stock car le triangle s'élargit très vite : dès la 10ème ligne, les nombres deviennent grands et les bonbons s'accumulent rapidement.
🎁 Envie d’aller plus loin ?
Tu as adoré cette expérience ? Découvrez nos kits de maths ludiques !
❓ Questions fréquentes
À quoi sert concrètement le triangle de Pascal ?
Est-ce vraiment Blaise Pascal qui l'a inventé ?
Quelle est la règle d'or pour construire le triangle ?
Pourquoi parle-t-on de fractales avec ce triangle ?
🧭 Expériences similaires
🧪 Envie d’essayer autre chose ? Il reste 84 expériences à découvrir.
Manipuler des bonbons transforme les mathématiques en une aventure gourmande et visuelle. Les enfants adorent débusquer ces motifs cachés, alors prolongez l'expérience avec nos kits Science-Labs pour explorer d'autres mystères de l'univers en s'amusant !